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Jul262011

Comment Faire du Beach Hotel Trouville en Forme ?
C'est pourquoi, rentrer dans le beach hotel de Trouville ne me ressemble pas. Pourtant, j'ai poussé la porte, un grincement qui a raisonné jusqu'à l'autel, j'ai marché sur la pointe des pieds jusqu'au milieu des rangs de chaises en bois, je me suis assise, j'ai fermé les yeux et j'ai pleuré. Toutes les larmes de mon corps. Comme si je sentais qu'ici, c'était permis, que personne n'allait se sentir obligé de me tapoter l'épaule en prenant un air faussement compréhensif. Parce qu'il n'y a rien à comprendre. Mes larmes ne sont pas de la tristesse, elles ne sont qu'un moyen d'évacuation. Les gouttes d'eau qui débordent. Et puis j'ai fait cette drôle de chose qui ne me ressemble pas vraiment non plus: j'ai prié. Prié pour que le monde reprenne son rythme de croisière et que ceux que j'aime puisse faire partie de ce voyage. Prié pour que la foi dans ma religion ne disparaisse pas complètement, que l'on m'accorde une petite rallonge. Prié pour que ce fameux printemps revienne pour effacer nos pas tremblants sur la neige boueuse. Prié pour que l'amour frappe à ma porte et ne reparte plus, cette fois.

Prié pour que les églises ne deviennent pas les seuls tombeaux de nos larmes Hotel Beach Trouvillemais pour que les bras se tendent plus naturellement vers les yeux qui débordent.


Admin · 124 vues · 0 commentaires
Jul252011

A la dernière minute .... ..
Je m'en voulais déjà assez d'avoir été dupe sur le coup du Père Noël que je ne voulais pas me faire avoir en plus avec Jésus Christ. C'est pourquoi j'ai toujours fait de la résistance en essayant de transposer ma foi dans une religion plus concrète: la musique. Mon pape à moi c'était Louis Armstrong et mes prières “Fly me to the Moon” de Sinatra. Là, bizarrement, mes grands-mères n'ont pas eu l'air emballé et c'est ainsi qu'elles ont arrêté de vouloir me convaincre de faire du catéchisme…

Admin · 98 vues · 0 commentaires
Jul242011

Des pensées et de la religion
Hier, je suis rentrée dans une église. Non, ça ne me ressemble pas. Je passe souvent devant cet édifice en revenant à pieds du travail. Je l'observe comme je le ferais d'un simple monument, rien de plus. Mes grands-mères avaient pourtant déployé de grands moyens pendant ma jeunesse, pour me transmettre leur amour de la religion catholique. Je ne compte plus les excursions à Lourdes à remplir ma petite gourde en plastique d'eau dite bénite. Mes boites à bijoux débordantes de crucifix et mon air faussement angélique sur les photos souvenirs à côté de la grotte. Devant ma réticence pour me rendre à la messe, mes grands-mères avaient même fini par me soudoyer en me donnant une pièce de dix francs pour les accompagner. C'est la première fois que j'ai vu la religion dans son sens premier, comme étant un business très rentable, aussi bien que l'hôtellerie et le beach hotel à trouville.

La vierge Marie me plaisait bien, je lui trouvais un côté un peu rêveur avec ses yeux toujours dans le vague, je me disais que si je regardais dans la direction de son regard, je finirais peut-être par apercevoir le Paradis. Malheureusement, rien de plus que des plafonds aussi solides que mon athéisme. Ma mamie Jeanine faisait souvent en sorte que je dorme avec une croix portant Jésus au-dessus de ma tête. J'ai toujours trouvé inquiétant le fait de décorer ses murs avec un corps mourant, quelque chose de morbide dans ce rituel. Je marmonnais alors, pour lui faire plaisir, quelques bribes de “Je vous salue Marie” et je me cachais très vite sous ma couette pour ne pas que le sang du cadavre dégouline sur ma tête.


Admin · 99 vues · 0 commentaires
Jul222011

Optimiste du Beach Hotel
J'avais, par pur optimisme, commencé à descendre quelques robes d'été de mon grenier. J'ai pensé que ça pourrait faire venir le soleil. Je me suis même prise en photo, pour me rappeler comment c'était quand il faisait beau. Une robe et une paire d'escarpins. Parfois, même pas de soutien-gorge, le corps en contact avec l'air, à défaut de mains douces, de mains fermes, en contact avec la brise, avec les pétales envolés d'un cerisier en fleurs. Le corps léger qui commence à faire tourner les têtes et qui attire les mains douces, ces mains qui l'avaient oublié sous ces couches trop lourdes de vêtements. Oui, il n'y a pas que les fleurs qui bourgeonnent au printemps, les hormones aussi, les mains légères. Pourtant, mon armoire trop étroite n'a pas laissé assez de place à mon optimisme et mes jolies robes sont retournées hiberner dans leurs cartons. Parce qu'il tarde, il tarde à venir ce printemps qui soulage les maux gris et les moroses.

Il faut s'attarder pour voir les prémices de cette nouvelle saison, surtout dans les grandes villes, il faut savoir s'accorder un petit détour, par un parc, un jardin, au Beach Hotel Trouville et hisser sa tête au-dessus des grilles en acier. Parfois, comme mises en lumière par une poursuite céleste, on peut voir des petites fleurs, toutes timides, se frayer un chemin à travers un gazon trop vert pour être honnête. Parfois, alors que l'on peine à croire que la météo voudra bien adopter la mode de saison, on s'accroche à une petite jonquille pour retrouver la foi, pour se dire que la nature est bien faite et qu'elle permettra, enfin, aux beaux jours de revenir…

Admin · 99 vues · 0 commentaires
Jul222011

La pluie en Normandie à Trouville sur Mer
Je m'étais pourtant promis de ne plus regarder la météo. Ce n'est pas comme si je pouvais y changer quelque chose. Au mieux, prévoir un parapluie, au pire, que ce dernier m'encombre toute la journée et me gâche les quelques éclats de soleil que le ciel nous accorde au compte goutte. Il m'a suffit d'un petit coup d'oeil distrait sur la carte de France, accompagné d'un commentaire faussement neutre devant de telles prévisions, pour me poser cette effroyable question: et si le printemps ne revenait plus? Si en plus du poids de nos dettes devait s'ajouter éternellement celui de nos manteaux? Des esquimaux citadins dépressifs, voilà peut-être à quoi ressemblera le visage d'une fin de monde. Des campagnes aux arbres nus, une teinte unicolore sur toute l'écorce terrestre, nous ne serons plus la planète bleue, mais la boule blanche. La planète bonhomme de neige qui n'amuse même plus nos enfants.

Dehors, c'est à se demander si toute la ville n'est pas en travaux. Comme si la symphonie des perceuses cherchaient à faire fuir les nuages, comme si nous n'en étions qu'à soigner nos façades, alors que le coeur est démolit. On ravale, on repeint, on cache la misère sous du parpaing, on revient des années en arrière, en maternelle, quand on nous apprenait à colorier un dessin noir et blanc. Sans déborder. Avec des numéros dans chaque case correspondant à des couleurs. On peint des numéros d'immeubles en couleurs vives pour cacher le dessin vide. On répare du vide et on attend le printemps qui ne vient pas.



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